Depuis le 1er janvier 2026, les élus du CSE disposent de nouveaux leviers pour enrichir leur offre sociale. En effet, l’URSSAF a confirmé l’intégration de deux prestations supplémentaires dans la liste des avantages exonérés de cotisations sociales. Voici ce qu’il faut savoir pour en tirer pleinement parti.
Les plateformes de réduction tarifaire désormais reconnues
Jusqu’à présent, seules les cartes de réduction classiques bénéficiaient d’une exonération encadrée. Désormais, les plateformes de réduction tarifaire en ligne entrent dans le champ des prestations exonérées. Concrètement, cela signifie que le CSE peut proposer l’accès à ces plateformes sans supporter de charges sociales.
Toutefois, une condition essentielle s’applique : les réductions proposées doivent se rattacher exclusivement à des activités sociales et culturelles destinées aux salariés et à leur famille. En d’autres termes, si la plateforme mélange des offres relevant des ASC avec d’autres types de prestations, l’intégralité de l’avantage devient soumise à cotisations. Il convient donc de choisir soigneusement son prestataire.
Les abonnements aux bibliothèques numériques également exonérés
Par ailleurs, la prise en charge par le CSE d’abonnements à des bibliothèques numériques rejoint aussi la liste des avantages exonérés. Pour bénéficier de cette exonération, l’abonnement doit donner accès uniquement à des contenus culturels.
L’URSSAF considère comme culturels : les livres, bandes dessinées, revues, documents écrits, ainsi que les contenus sonores ou visuels préenregistrés (y compris les cours enregistrés). En revanche, les contenus diffusés en direct ou impliquant une interaction avec une personne physique ne sont pas éligibles. Par conséquent, un cours en ligne avec un professeur en direct ne sera pas qualifié de contenu culturel.
De plus, lorsque l’abonnement donne accès à des contenus mixtes (culturels et non culturels), la prise en charge est en principe entièrement soumise à cotisations. Néanmoins, si le coût des contenus non culturels peut être clairement identifié, seule cette fraction sera assujettie.
Ce que les élus doivent retenir
Ces deux évolutions offrent aux CSE de nouvelles opportunités concrètes pour diversifier leurs prestations. Cependant, la vigilance reste de mise : le respect strict des conditions d’exonération est indispensable pour éviter tout redressement URSSAF. D’ailleurs, le guide pratique CSE 2026 de l’URSSAF a été mis à jour pour intégrer ces nouveautés.
source : https://www.urssaf.fr/accueil/actualites/cse-nouveautes.html



